
Questa tavola si ispira all’ illustrazione pubblicata nel “Voyages Pittoresques et Romantiques dans l’ Ancienne France" (Paris, Dilot l’ainé 1820-Ancienne Normandie Tom. ІІ. Tav 41). Rappresenta la cerimonia dell’ "adoubement" che ha come protagonisti il re di Francia Filippo Augusto e il suo vassallo Arturo, re d’Inghilterra. Ferrario ci informa che Filippo Augusto, dopo aver promesso in sposa sua figlia Maria al giovane Arturo, re d’ Inghiterra ed erede dei possedimenti e dei diritti dei Plantageneti, "armò Cavaliere in Gournay di Normandia questo disgraziato Principe" che, poco tempo dopo, venne assassinato per ordine di Giovanni Senza Terra. In memoria di questo tragico evento la città di Gournay "innalzò un monumento in cui venne scolpita la suddetta Cerimonia. Di questo monumento se ne trova una copia in Iscozia dalla quale venne tratto il disegno che si vede nel detto Viaggio di Humandel”.
Il Ferrario dà poi informazioni che ci chiariscono nei dettagli la cerimonia dell'"adoubement" illustrata in questa tavola. Il futuro cavaliere, dopo aver trascorso una notte in preghiera, andava in chiesa affinchè il sacerdote potesse benedire la sua spada. Ricevuta la benedizione, il novizio, in ginocchio con le mani giunte, presentava la spada al signore che doveva armarlo cavaliere. Il sovrano chiedeva al novizio il motivo per cui voleva entrare nell’ ordine e se il suo giuramento era finalizzato alla difesa e all’ onore della religione e della cavalleria.
Il Signore poi si alzava e gli dava la "collée" che consisteva in tre colpi dati di piatto con la spada sulla spalla o sul collo del futuro cavaliere.
Questo gesto, immortalato dalla tavola, rappresentava un avvertimento di tutte le difficoltà che il nuovo cavaliere avrebbe dovuto affrontare con pazienza e con fermezza se voleva adempiere degnamente gli obblighi del suo giuramento.
Nel compiere questo gesto simbolico, il signore pronunciava le parole: “Nel nome di Dio, di San Michele e di San Giorgio io ti faccio cavaliere, siate prode, coraggioso e leale” dopo di che i due cavalieri che si vedono alla sinistra del signore, mettevano ai piedi del novizio gli speroni d’oro (sul cuscino), mentre l’altro cavaliere era pronto a consegnargli lo scudo. Gli speroni simboleggiavano il diritto di possedere un cavallo mentre la spada era simbolo del potere militare.
Ce tableau s’inspire de l’illustration publiée dans les « Voyages Pittoresques et Romantiques dans l’Ancienne France » (Paris, Dilot l’ainé 1820- Ancienne Normandie Tom. Tav. 41).
Il répresente la cérémonie de l’adoubement qui a comme protagonistes le roi de France Philippe Auguste et son vassal Arthur, roi d’Angleterre. Ferrario nous informe que Philippe Auguste, après avoir promis sa fille Marie en mariage au jeune Arthur, roi d’Angleterre et héritier des possessions et des droits des Plantagenet, arma Chevalier en Gournay de Normandie ce malheureux Prince qui, peu après, fut assassiné par ordre de Jean Sans Terre. A la memoire de ce tragique événement la ville de Gournay « érigea un monument où fut sculptée la fameuse Cérémonie. On trouve en Ecosse une copie de ce monument auquel s’inspire le dessin qui se voit dans « Le Voyage d’Humandel »
Ferrario donne ensuite des informations qui nous expliquent dans les détails la cérémonie de l’Adoubement illustrée dans cette image. Après avoir passé une nuit à prier, le futur chevalier se rendait à l’église pour que le prêtre puisse bénir son épée. Ayant été béni, le novice, à genoux les mains jointes, présentait son épée au seigneur qui devait l’armer chevalier. Le souverain demandait au novice la raison pour laquelle il voulait entrer dans cet ordre et si le serment était finalisé à la défense et à l’honneur de la religion et de la chevalerie.
Puis, le seigneur se levait et lui donnait la Collée : trois coups portés avec l’épée de côté plat sur l’épaule ou sur le cou.
Ce jeste, immortalisé dans l’image, répresentait un avertissement de toutes les difficultés que le nouveau chevalier devrait affronter avec patience et fermeté s’il voulait s’acquitter dignement des obligations de son serment.
En accomplissant ce geste symbolique, le Seigneur prononçait ces mots : « Au nom de Dieu, de Saint Michel, de St Georges Je te nomme chevalier, sois preux, courageux et loyal ». Alors les deux chevaliers qui se trouvaient à la gauche du seigneur, liaient aux pieds du novice les éperons en or qu’ils gardaient sur un coussin, tandis que l’autre chevalier était prêt à lui remettre l’écu. Les éperons symbolisaient le droit de posséder un cheval tandis que l’épée était le symbole du pouvoir militaire.
Sara e Chiara